CONTE : L’éléphant de Dingwa
Personne n’oubliera jamais le nom de Dingwa.
Une année, un éléphant s’échappa du parc. Il apparut du côté du village Mouyang.
Il était énorme, on aurait dit une colline. Sa trompe ressemblait à un tronc d’arbre. Les creux laissés par ses pattes pouvaient contenir un seau d’eau. Il cassait les arbustes et le mil sur son passage.
Quand il apparut, les gens fuyaient, les femmes criaient et les enfants pleuraient. Tous étaient effrayés, sauf Dingwa, qui croyait pouvoir l’abattre. Dingwa prit son arc et son carquois, puis suivit les traces de l’éléphant. S’étant approché, il tira une flèche, esquissa quelques gestes de guerrier et visa l’éléphant. Mais la flèche ne pénétra guère, car sa peau était épaisse et dure. L’animal se retourna, frappa Dingwa de sa trompe et l’écrasa contre le sol avec une de ses pattes.
La nouvelle parvint aux gendarmes de Tokombéré. Ils arrivèrent et tentèrent en vain d’abattre la bête avec leurs armes à feu. C’est alors qu’on fit appel à un Blanc du nom de Christian. Celui-ci se servit de son puissant pistolet et tua l’éléphant.
La foule, venue des contrées voisines, dépéça et partagea la chair : chacun pour soi, Dieu pour tous.
Dingwa fut récupéré en morceaux dans une corbeille pour être enterré. Sa famille organisa ses funérailles. Dès lors, cet éléphant fut surnommé « l’éléphant de Dingwa ». Les enfants composèrent un chant en son honneur. Jusqu’à nos jours, Dingwa est classé parmi les héros.
L’agriculteur
Le métier d’agriculteur est un bon métier. L’agriculteur n’a presque pas de temps de repos durant toute l’année. Il travaille avec beaucoup de labeur. Il commence généralement par le défrichage : il rassemble les cailloux pour en faire des terrasses et enlève les souches des vieux pieds de mil.
Ses outils de travail sont : le bâton fourchu, la hache, la faucille et la houe. Le soir, l’agriculteur brûle les tas d’ordures. Après le débroussage, il met en terre certaines semences en attendant l’arrivée des pluies.
Dès les premières pluies, il sème le mil, le maïs et les arachides, puis d’autres semences comme le sésame, le fonio, l’oseille et le souchet. Après les semailles, il enchaîne immédiatement avec le sarclage, puis vient le buttage. Chaque soir, en rentrant des champs, il transporte une botte d’herbes qu’il coupe pour ses animaux domestiques.
Après le sarclage, pendant que les cultures mûrissent, l’agriculteur prépare déjà la récolte : il tisse des séccos, des corbeilles et des paniers, file des cordes pour tresser la paille et aménage le hangar destiné à recevoir les récoltes. Peu de temps après, il procède à la récolte : il casse les épis de maïs, déterre les arachides, coupe les épis de mil, ramasse les haricots, et coupe le sésame et l’oseille. Il entasse au fur et à mesure du foin à mettre en réserve pour ses bêtes domestiques.
Hirondelle
Au début de la saison des pluies, le manche est très cher. Vadago dit à Anguiva d’aller couper un nouveau manche pour cultiver le champ envahi par différentes herbes. Quand le mil mûrit, les femmes chantent le « uwéwé » (chant de cette période).
Un jour, des chameaux sont venus dans le champ de coton de Vadago. Il a appelé le chef de quartier, Ndékio, pour constater comment ces animaux ont dévasté le coton ainsi que les arachides. Vadago a ensuite chassé ces chameaux avec le manche.
Épidémie de chenilles
L’année 1998 est restée gravée dans la mémoire des habitants. Cette année-là, les semences avaient pourtant bien poussé. Mais il y eut une période de sécheresse, et les chenilles dévorèrent toute la culture.
Les hommes étaient alors très inquiets, ne sachant à quel saint se vouer. On décréta des jours fériés où personne n’allait au champ. Les musulmans se rendirent dans un endroit désert pour prier et séjourner en groupe. Ils étaient munis de marmites et des ingrédients nécessaires pour préparer la bouillie, comme l’exige la circonstance.
Les chrétiens, quant à eux, prièrent et jeûnèrent plusieurs jours afin que le sinistre prenne fin.
MADA Film Toto et la Peau du Lion
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Conte de l’éléphant et l’écureil
L’écureil est un rusé.
Une année, Mbile, l’éléphant avait semé les arachides dans son champ. Mais, Aya, l’écureil venait se régaler avec chaque jour. Un jour, Mbile se démandait: “qui est celui qui vient voler mes arachides?” Or Aya était dans les parages. Il répondit donc à Mbile: “Si tu veut découvrir celui qui vient voler tes arachides, tends lui un piège!” L’éléphant suivit l’instruction de Aya.
Le jour suivant, tôt le matin, Aya vint passer esquivant le piège et se régala comme d’habitude. Quand il fut rassasié, pour rentrer dans son trou, il ne parvenais plus à esquiver la corde de la trape car son ventre était devenu très gros. Il fut donc saisi par la corde. Or Klakamba le rénard était de passage sur le lieu. Placé devant son imense troupeau de bœufs, flûtant des mille-pattes secs donc il avait ramassé par terre. Il suivait le lit d’un cours d’eau en bordure du champ de Mbile. Il l’apperçut et aussitôt, Aya s’adressa à lui: “Vient d’abord fils de mon père” Qu’avons nous à faire ensemble?” lui répondit Klakamba. “Vient voir le zor-zor ci la d’abord.” Klakamba vint à lui et le trouva retenu par une corde. Il lui demanda: Que fais-tu ainsi fils de mon père?” “Viens plûtot me débarsser de cette corde” lui répondit Aya. Puis Aya lui proposa d’entrer sous le piège à sa place pour comnprendre rélellement ce qui se passait. Alors Klakamba, naïf qu’il est, fit ainsi. Une fois fois sous la trape, Aya l’instruit de faire zor-zor c’est-à-dire des’agiter fort. Le naïf s’agita et la corde le serra fort au point de l’étrangler. Aya prit ensuite quelques gousse d’arachides qui morcela avec ses dents et mis dans la bouche de Klakamba pour qu’on dise
que c’est lui le coupable. Quand arriva Mbile, Aya prit la parole en premier et dit: “Régarde! Ta trape d’hier t’a attrapé quelque chose.” Mbile détacha Klakamba et le saisit d’abord. Puis il dit à Aya: “Tu es très malin, je dois aussi t’emmener avec moi. Il emmena les deux suspect au bord d’une marre. Il plongea et retint la tête de Klakamba dans le. Ce dernier but involontairement suffisament d’eau. Il le fit sortir et lui pressa le vente avce sa patte; Klakamba vomit une eau limpide contenant quelques particules de grains d’arachides. Il fit aussi pareil avec Aya qui vomit un liquide trouble on dirait la pâte d’arachide trempée. Mbile relacha l’innocent Klakamba qui partit retrouver ses boeufs. Il prit Aya, le plaça au pied de son oreille et partit avec. Le long du chemin, il rencontrère Dudo la panthère. Aya s’adressa à lui en ces termes: “Multicolore que tu sois, je ne sais qui viendra encore d’embellirConte de l’éléphant et de l’écureuil
L’écureuil est un animal rusé.
Une année, Mbile, l’éléphant, avait semé des arachides dans son champ. Mais Aya, l’écureuil, venait s’en régaler chaque jour. Un jour, Mbile se demanda : « Qui est celui qui vient voler mes arachides ? » Or Aya était dans les parages. Il répondit donc à Mbile : « Si tu veux découvrir le voleur, tends-lui un piège ! » L’éléphant suivit le conseil d’Aya.
Le jour suivant, très tôt le matin, Aya vint, esquiva le piège et se régala comme d’habitude. Mais, une fois rassasié, au moment de rentrer dans son trou, il ne parvint plus à éviter la corde du piège, car son ventre était devenu très gros. Il fut donc pris au piège.
Or Klakamba, le renard, passait par là avec son immense troupeau de bœufs. Il avançait le long d’un cours d’eau, en bordure du champ de Mbile, en jouant de la flûte faite de mille-pattes secs ramassés par terre. Lorsqu’il aperçut Aya, celui-ci l’appela : « Viens d’abord, fils de mon père ! »
« Qu’avons-nous à faire ensemble ? » répondit Klakamba.
« Viens voir ceci d’abord », dit Aya.
Klakamba s’approcha et le trouva retenu par une corde. Il lui demanda : « Que fais-tu ainsi, fils de mon père ? »
Aya répondit : « Viens plutôt me débarrasser de cette corde. » Puis il lui proposa d’entrer sous le piège à sa place pour comprendre réellement ce qui se passait.
Klakamba, naïf, accepta. Une fois sous le piège, Aya lui demanda de faire « zor-zor », c’est-à-dire de s’agiter fortement. Le renard s’exécuta, et la corde se resserra autour de lui jusqu’à l’étrangler presque.
Aya prit alors quelques gousses d’arachides, les mâcha et les mit dans la bouche de Klakamba pour faire croire que c’était lui le voleur.
Quand Mbile arriva, Aya prit la parole le premier : « Regarde ! Ton piège d’hier a attrapé quelque chose. » Mbile détacha Klakamba et le saisit. Puis il dit à Aya : « Tu es très malin, je dois aussi t’emmener avec moi. »
Il emmena les deux suspects au bord d’une mare. Il plongea la tête de Klakamba dans l’eau. Celui-ci but involontairement une grande quantité d’eau. Ensuite, Mbile lui pressa le ventre avec sa patte : Klakamba vomit une eau limpide contenant quelques particules d’arachides.
Il fit la même chose avec Aya, qui vomit un liquide trouble, semblable à de la pâte d’arachide trempée.
Mbile relâcha alors l’innocent Klakamba, qui repartit retrouver ses bœufs. Quant à Aya, il le prit, le plaça près de son oreille et partit avec lui.
En chemin, ils rencontrèrent Dudo, la panthère. Aya s’adressa à lui en ces termes : « Multicolore que tu sois, je ne sais qui pourra encore t’embellir… »